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Bonjour.
Je vous présente ici la « Théorie de
la Lutte pour l'Existence » et, pour l'illustrer, un
roman d'amour qui a obtenu un certain succès sur le
site « Alexandrie Online ». Les critiques m'ont
appris qu'une bonne partie des lecteurs ne sont pas intéressés
par la théorie. A ceux-là, je propose de ne
lire que le roman. Je l'intitule :
. . . . . . . . . . . . . . . . . . ."De la Terre jusqu'au
Ciel". . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Sur la page "Téléchargement", ils
trouveront les liens vers les deux versions PDF.
Si des esprits compétents discutent passionnément
cette théorie, s'ils aboutissent à des conclusions
solides, que ce soit pour dire qu'elle est fiable ou, au contraire,
qu'elle ne vaut rien : alors, je serai satisfait et je prendrai
enfin ma retraite.
La « Théorie de la Lutte pour l'Existence »
est une théorie philosophique à vocation scientifique
qui touche pratiquement tous les domaines de l'entendement,
plus particulièrement l'histoire, les sciences de l'homme
et la biologie.
Enseignant, retraité maintenant, jusqu’en 1979
j’étais en même temps communiste. Entre
l’histoire réelle qu’il me fallait enseigner
et l’histoire prétendument scientifique que diffusait
le « Parti », je découvrais trop souvent
ce qui me paraissait être des contradictions. Cette
année-là, leur masse avait dépassé
le seuil critique. Je demandai un emploi à mi-temps,
ce qui me permit de chercher une meilleure explication de
l’histoire.
Après plusieurs mois de cogitation, je découvris
ce qui m’apparut comme une illumination : le concept
d’ « existence humaine » qui me permettrait
enfin de rendre intelligible l’histoire.
Et d’où venait-il, ce « besoin d’existence
» ?
J’obtins rapidement une réponse. Il se trouvait
déjà chez nos ancêtres les animaux ainsi
que dans tout le vivant. Il fallait donc refondre la «
Théorie de l‘Évolution » dans un
ensemble plus vaste qu‘on pourrait appeler la «
Théorie de la Lutte pour l‘Existence ».
Et ce « besoin d’existence » du vivant,
comment la matière avait-t-elle pu en accoucher ?
Cette question me tint quelques mois encore, jusqu’à
ce qu’un verrou sautât. Et derrière la
porte qu’il avait verrouillée, je découvris
ceci : « Et si le « besoin d’existence »
était dans la matière ? »
Depuis, je me sens pareil à David Vincent, le héros
de la série américaine « Les Envahisseurs
». Parce qu’il a surpris par hasard des extra-terrestres
en train de manigancer la fin de l’humanité,
le voilà condamné à porter seul la responsabilité
de notre sort jusqu’au moment où nous le prendrons
enfin au sérieux. Si on lui prouve qu’il se trompe,
le voilà délivré. Et si on lui prouve
qu’il a bien levé un lièvre, le voilà
également sauvé.
C’est aussi simple que cela.
Je n’ai jamais demandé à être un
héros. Et pourtant, je suis responsable de ce qu’il
me semble voir. Non ?
Si cette théorie s’avérait fiable, nous
saurions traiter beaucoup mieux que maintenant les problèmes
de notre temps : mondialisation, chômage, mortelle pollution,
surpopulation, terrorisme, génie génétique,
droits de l’homme, éducation, diversité
culturelle… L’espoir de guérir l’humanité
de la misère, du chômage, des guerres, de la
folie, l’espoir de partir vraiment à la conquête
des étoiles, l’espoir aujourd’hui bien
abattu aurait des ailes neuves.
- « Oui, mais il ne faut pas prendre nos désirs
pour des réalités.
-C’est vrai. Il ne faut pas non plus refuser une réalité
probable sous prétexte qu’elle répond
trop bien à nos désirs.
Conclusion : soyons prudents. »
Mais, depuis que j’ai écrit cette préface
en 2001, des événements alarmants ont eu lieu
qui accentuent l’urgence de la situation. Les violences
en sont le signe le plus évident. Elles sont induites
par une régression de la pensée telle qu’elle
nous ramènerait au Moyen âge. Dans ce monde qui
ne leur offre au mieux qu’un présent médiocre
et, en guise d’avenir, la certitude que nous fonçons
dans le mur, certains désespèrent et se tournent
vers les idéologies du passé. Certains veulent
que la science s’efface devant leurs textes sacrés,
ou plutôt l’interprétation qu’ils
en font. Créationnistes et intégristes de toutes
obédiences, de plus en plus nombreux, de plus en plus
influents, ils sont une grave menace pour la connaissance,
pour le peu de paix qui nous reste et pour les Droits de l’Homme.
Des idées reçues, aussi coriaces que des dogmes,
nous empêchent de voir certaines urgences, pourtant
évidentes. Par exemple, les ressources de la terre
ne permettent pas d’assurer la meilleure existence à
bientôt 9 milliards d’hommes : il faut réduire
la population. Ou encore, les nationalismes sanctifiés
dans leurs costumes patriotiques sont générateurs
de guerres ; en outre, ils nous empêchent de gérer
la mondialisation.
Un enfant de 8 ans verrait ces évidences. D’ailleurs,
il n’y a qu’à en interroger quelques-uns
pour en être certains.
Eh bien, pour faire tomber nos œillères, il suffirait
que des historiens de toute la planète nous montrent
l’origine et la genèse de ces idées reçues.
Nous verrions alors qu’il fut un temps où il
était bon de faire beaucoup d’enfants, mais que
cette bénédiction de jadis est devenue une malédiction
pour notre époque. Nous verrions aussi que le nationalisme
était bon quand il nous délivrait du féodalisme
ou de l’impérialisme, mais que maintenant, chacun
des presque 200 passagers du bus mondial ne peut pas avoir
son petit volant personnel : un conducteur pour l’autocar
planétaire et non pas 200, comme l’affirment
les adultes.
Alors, si ma théorie a quelque chance de nous aider
à sortir du bourbier, il est urgent de la tester.
En effet, si jamais elle s’avère fiable, aux
désespérés qui nous tourmentent, elle
donnera au moins l’espoir d’un présent
et d’un avenir désirables. Et les intégristes
de tous genres, reconvertis, joindront leur énergie
à la nôtre pour éviter le mur vers lequel
nous fonçons de plus en plus vite, catapultés
par l’accélération de l’histoire.
Après avoir eu cette intuition que le besoin d’existence
est probablement à l’œuvre dans tout l’univers,
j’ai découvert que je suis en phase avec quelques
chercheurs renommés que la communauté scientifique
a plus ou moins marginalisés. James Lovelock, biologiste
anglais, est à l’origine de l’hypothèse
Gaïa : la terre réagirait comme un organisme vivant
en maintenant certaines constantes nécessaires à
la vie, le taux de 21% d’oxygène dans l’air,
par exemple. Le docteur Jacques Benveniste, chercheur français,
pense avoir découvert par l’expérimentation
une « mémoire de l’eau ». Le chercheur
allemand Roland Plocher commercialise un produit qui traite
les eaux polluées en leur diffusant des « informations
» : ce procédé qu’on ne sait pas
expliquer connaît néanmoins une certaine réussite.
Les « découvertes » de ces deux chercheurs
tendraient à expliquer celles de l’homéopathie.
Formulée en 1980, ma théorie annonçait
implicitement une partie des échecs subis dans les
opérations de clonage. En effet, voici ce qu’elle
suppose. Au cours de la vie d’un individu, son besoin
d’existence garde en mémoire les événements
qui l’ont marqué et les réponses appropriées
; une partie de cette mémoire est transmise à
ses descendants par l’intermédiaire des cellules
reproductrices alias gamètes. Autrement dit, une partie
du vécu devient héréditaire, l’acquis
modifie l’inné. « Et pan, dites-vous, revoici
la monstrueuse théorie de Lyssenko qui prétendait
que l’acquis devient héréditaire ».
Eh bien, ce n’est pas du tout la même chose.
Je pense que les gamètes gardent en mémoire
les expériences les plus marquantes d’une vie
: oui. Mais il faut que ces expériences soient répétées
sur je ne sais combien de générations et de
générations avant de s’inscrire en gros
caractères dans le patrimoine de l’hérédité.
Ainsi, à supposer que la peau noire de certains types
d’hommes soit vraiment une bonne réponse aux
contraintes des climats très chauds, il a probablement
fallu des dizaines de milliers d’années pour
que se forment les ethnies noires d’Afrique, d’Inde,
de Papouasie-Nouvelle Guinée, d’Australie…
Il n’en reste pas moins que deux hypothèses induites
par ma théorie pourraient expliquer les difficultés
du clonage :
-les gènes ne sont pas les seuls facteurs de l’hérédité,
ils ne sont même pas les plus importants sur le long
terme,
-les gamètes ne portent pas les mêmes informations
que les autres cellules, celles utilisées pour le clonage,
par exemple.
Ma théorie a aussi des affinités avec plusieurs
philosophies, en particulier celles de Socrate, d’Auguste
Comte, de Karl Marx, du savant Pierre Teilhard de Chardin,
des existentialistes et des phénoménologues…
Mais elle contredit la pensée de Camus selon lequel
l'histoire est absurde. Il croyait probablement que les communistes
s'estimaient autorisés à instaurer leurs terribles
dictatures au nom de l'histoire prétendument scientifique.
Autrement dit, faire de l'histoire une science nous conduirait
nécessairement à la dictature. Eh bien, c'est
précisément le contraire. La Théorie
de la Lutte pour l'Existence nous amène à penser
que la liberté et la démocratie sont nécessaires
à l'épanouissement de l'existence humaine.
Je viens de lui découvrir une nouvelle cousine dans
un roman de science-fiction écrit par deux physiciens
américains : « Au cœur de la comète
» par Gregory Benford et David Brin. Ils formulent l’hypothèse
d’une « création » ou « évolution
» en trois étapes : d’abord l’existence
au début de l’univers, puis la vie, enfin la
conscience, l’étape humaine de la planète
Terre.
Tenez, encore un arbre à cette forêt : «
…Alors mes espoirs et mes aspirations, mes peurs et
mes soucis peuvent m'apparaître comme étant les
mêmes que ceux de milliers d'humains qui ont vécu
avant moi. Et je peux espérer que ce que j'ai imploré
pour la première fois il y a des siècles pourra
m'être accordé dans quelques centaines d'années.
Aucune pensée ne peut germer en moi qui ne soit le
prolongement de la pensée d'un ancêtre ; il n'y
a pas en réalité de nouveau germe (de pensée),
il y a l'éclosion prédéterminée
d'un bourgeon sur l'arbre antique et sacré de la vie….
». (Extraits de Ma conception du monde, le Veda d'un
Physicien par Erwin Schrödinger (Paris, Le Mail, 1982).
Et qui est ce Schrödinger ? C’est un Autrichien
du 20ème siècle. Il est l’un des pères
de la théorie des quanta et l’inventeur du fameux
chat de Schrödinger, ce qui ne l’a pas empêché
d’obtenir le prix Nobel de physique.
Si j’ai vu juste, les implications de ma théorie
conduiront à des recherches appuyées sur la
méthode expérimentale. Des milliers d’expériences
scientifiques sont envisageables. Par exemple, on devrait
pouvoir expliquer pourquoi les essais de Jacques Benveniste
ne réussissent pas à chaque fois et aboutir
à d’autres expériences, concluantes cette
fois.
Je ne veux surtout pas fonder une secte. Aussi longtemps que
cette « Théorie de la Lutte pour l’Existence
» paraîtra valable, je serai avec ceux qui la
traitent comme la « Théorie de l’Évolution
» : à la manière scientifique. Aucun dogme
: tous les éléments de l’échafaudage
peuvent être remis en cause. Et s’il advient que
les vérifications expérimentales infirment la
théorie, eh bien il faudra la mettre à la poubelle.
Parallèlement, elle pourrait servir à bâtir
des jeux électroniques complexes dont certains seraient
utiles à la science : simulations de processus biologiques,
ou historiques, ou même psychologiques.
Ce « besoin d’existence » qui cheminerait
dans la matière, c’était trop abstrait.
Je lui ai donc trouvé un nom : « Mômmanh
». Un corps et un visage ? Là, c’était
impossible. Pourtant, au fil des pages, cet obscur esprit
qui œuvre inlassablement pour conduire la matière
là où il fait bon, ce génie universel
qui inventa la vie et la conscience, Mômmanh donc, émerge
peu à peu des ténèbres et nous devient
familière.
Attention, une fois de plus : ce n’est qu’une
hypothèse. Mais vous avez bien le droit d’aimer
une hypothèse.
Je l’ai enchâssée dans deux romans.
Le premier, de 420 pages, contient la théorie. Sa
lecture vous paraîtra sans doute ardue : c’est
le prix à payer pour aller jusqu’au bout de ma
réflexion. Il a pour titre « Mon Amour de l’An
2000 ». Vous pouvez le télécharger à
partir de cet espace.
Le deuxième n’a que 320 pages, mais il ne contient
pas la théorie. Mômmanh y est présentée
comme un personnage imaginaire comparable à un dieu
antique. Je l’ai intitulé : « De la Terre
jusqu’au Ciel ».
Parce qu’il fait appel à toutes les dimensions
de l’existence, l’amour convient particulièrement
bien pour mettre en scène ce qui n’est encore,
hélas, que « ma » théorie.
Ainsi analysé et reconstruit, l’amour devrait
vous apparaître encore plus merveilleux : agent essentiel
de l’existence humaine et source de félicités
sans pareilles. Et surtout, vous devriez réaliser,
si ce n’est déjà fait, qu’il est
à votre porte.
Le premier ouvrage, le roman philosophique, comprend donc
deux parties développées en parallèle
: le roman et la théorie. Celle-ci, en caractères
gras italiques, est facile à distinguer. Vous pouvez
donc, si cela vous chante, ne lire que le roman.
Les deux versions peuvent être téléchargées.
Il suffit de cliquer sur l'un des icônes ou des onglets
marqués "Télécharger l'ouvrage...".
J'irai chaque jour (ou presque) lire vos critiques dans mon
email. Dans le courrier des lecteurs, je mettrai à
votre disposition toutes celles qui me paraîtront solides.
Si vos diplômes, votre expérience, votre renommée
peuvent appuyer vos dires, dites-le afin de faire avancer
les débats.
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Brève présentation
de la théorie :
Structure de
l’Existence
Humaine |
2-MÔMMANH.
Volonté d’existence :
origine et guide de la vie,
origine et guide de l’homme.
« Voilà. Il va falloir bientôt quitter
le rivage où je suis couché depuis si longtemps
en écoutant la mer...Il va faire frais et je n’ai
jamais appris à allumer le feu et à me chauffer
moi-même... Je vais essayer de demeurer là encore
un moment à écouter parce que j’ai toujours
l’impression d’être sur le point de comprendre
ce que l’océan me dit. Je ferme les yeux, je
souris et j’écoute. Il me reste encore de cette
curiosité. Plus le rivage est désert et plus
il me paraît toujours peuplé. Les phoques se
sont tus sur les rochers et je reste là, les yeux fermés,
en souriant..... » (ROMAIN GARY)
Comme je te l’ai dit, mon imagination a laborieusement
exhumé Mômmanh voici plusieurs années,
dans un no man’s land bien particulier, par-delà
les frontières de la pensée raisonnable.
Dans un premier temps, j’eus l’idée que
l’homme est peut-être mu par un formidable désir
d’existence.
Qu’est-ce que l’existence ?
La Théorie de l’Evolution peut s’intituler
« Théorie de la Lutte pour la Vie » : vie
de l’individu et de son espèce. Voilà
ce qui conduirait l’évolution du vivant. Ma théorie
va plus loin. Le désir d’existence ne s’arrête
pas quand il a assuré la vie de l’espèce.
Il recherche aussi la vie d’autres espèces et
même la conservation de certains éléments
non vivants tels que les beaux paysages de pierre, de sable,
d’eau, de glace ou de nuages, de lumière ou de
feu... C’est pourquoi je propose qu’on élargisse
la théorie de Darwin à un ensemble plus vaste
que l’on appellerait : « Théorie de la
Lutte pour l’Existence ».
Pour réussir à comprendre mes explications,
tu dois avoir sous les yeux le tableau que j’ai placé
à la suite de cette introduction. Il vise à
représenter la structure de l’existence humaine.
Je te conseille de l’imprimer : ainsi tu pourras l’utiliser
tout au long du roman, chaque fois que j’essaierai de
mettre en pratique la théorie de « La Lutte pour
l’Existence » .
Voici donc, pour commencer, comment je vois l’existence
chez l’homme. C’est la vie et les plaisirs en
même temps que la communion avec nos semblables, à
la fois dans le présent et dans la longue durée,
l’éternité même, si possible. Elle
se réalise tantôt de façon individuelle
tantôt par procuration sur autrui – tantôt
égoïste, tantôt altruiste, si tu préfères
- ou encore en combinant les deux modes : nos enfants, nos
ancêtres préférés, nos lointains
descendants, les célébrités en tous genres,
la patrie, l’humanité, la nature... peuvent être
porteurs de notre existence.
Voici donc présentés les six éléments
de base de l’existence humaine.
Quand l’une de ces composantes est trop difficile à
réaliser, le désir d’existence se tourne
vers les autres. Si le présent n’offre rien de
bon, l’homme va se tourner vers la pérennité,
une religion, par exemple. Si sa vie personnelle ne présente
aucun attrait, il peut déléguer son existence
à quelqu’un de mieux placé : un champion
de football, un savant, un grand acteur, son patron ou sa
patronne, un ami… Il existera ainsi par procuration,
comme le bon chien qui sacrifie sa vie pour son maître.
L’existence qui englobe l’espace-temps le plus
large, régie par des lois morales, est prioritaire,
mais celle qui touche au plus près l’individu
- moi, ici, maintenant -, est la préférée.
A cette étape de ma réflexion, je pensais encore
que le désir d’existence est le propre de l’homme,
mais j’observai plusieurs signes témoignant de
sa présence chez l’animal.
Alors je me demandai quand et comment, au cours de l’évolution,
le désir d’existence avait bien pu apparaître.
Quand ? Mes connaissances en paléontologie ne m’autorisaient
pas à répondre. Comment ?... J’avais beau
me triturer la cervelle dans tous les sens, je ne voyais pas
comment la matière aurait pu accoucher d’une
telle abstraction, comment ses atomes avaient pu se mettre
à ressentir des émotions, au point de mourir
d’amour, comment elle avait pu créer ce qui,
en fin de compte, est l’essence de l’esprit.
Comment ?...
Alors, je me dis : « Et si ce désir d’existence
y était déjà, dans la matière
? »
Mômmanh venait de naître.
J’en ai fait un modèle de science-fiction, pour
simuler l’apparition et l’évolution de
la vie, principalement la nôtre, notre histoire, et
nos histoires. Je l’utiliserai de temps à autre,
tout au long de ce roman, pour tenter d’expliquer ce
qui en constitue la matière : les personnages, la nature,
les pays, l’histoire, l’univers. C’est le
côté « science » de cet ouvrage,
l’autre côté, la fiction, se trouve dans
le roman.
« Science » et fiction : comment t’y retrouver
? C’est simple. Chaque fois que j’utiliserai le
modèle à vocation scientifique, j’utiliserai
les mêmes caractères spéciaux que dans
ce chapitre : gros, gras, couchés sous leur propre
poids.
Dans ce modèle, Mômmanh – c’est-à-dire
la matière - serait douée de mémoire
: parmi les éléments l’ayant touchée,
elle se souviendrait de ceux qui ont répondu à
son désir d’existence, en bien comme en mal.
Ensuite, quand les aléas de la vie amènent de
nouveau à son contact des agents qu’elle a connus,
elle aurait le pouvoir d’agir sur eux : elle saurait
favoriser les éléments qui sont de bons souvenirs
et repousser leurs contraires. Il est très probable
qu’elle renforce les souvenirs souvent évoqués
tandis qu’elle efface progressivement les autres. Ce
processus l’aurait conduite à inscrire dans notre
hérédité biologique les mémoires
cumulées des faits marquants et répétés
advenus à toute notre lignée d’ancêtres
depuis la naissance de la vie. Autrement dit, nos cellules
reproductrices, les spermatozoïdes et les ovules, alias
gamètes, porteraient dans leurs gènes et autour
de ceux-ci, la mémoire de tout ce qui a marqué
durablement la vie de tous nos ancêtres.
Tu comprends maintenant que l’intelligence artificielle
ne pourra jamais reproduire l’intelligence humaine :
il faudrait pour cela qu’elle dispose de notre colossale
mémoire tant innée qu’acquise, tant consciente
qu’inconsciente. A supposer qu’elle avale cet
océan, il faudrait encore qu’elle puisse éprouver
chaque goût et dégoût associé à
chacun de ces souvenirs qui sont comme autant de gouttes d’eau
dans une mer.
Observer les êtres avec l’aide de Mômmanh,
ou leur faire passer une radio, c’est un peu la même
chose : on découvre des choses qui étaient invisibles.
Réelles ? Ou imaginaires ?
En tout cas, c’est le jeu que je te propose. Nous allons
demander à Mômmanh de nous raconter l’amour.
Et, une fois de plus, ceci n’est qu’une hypothèse
développée en forme de théorie. Il appartient
à la science de la tester et d’apprécier
sa fiabilité. Si tu cherches un gourou, tu ne le trouveras
pas ici.
| STRUCTURE
de l'EXISTENCE HUMAINE |

| Quelques pistes
pour l'expérimentation |
La « Théorie de la Lutte pour l’Existence
» touche à tant de domaines qu’elle conduit
à de multiples implications. Elle se développe
à partir d’un point de vue révolutionnaire
: l’esprit serait en germe dans la matière, sous
la forme du « besoin d’existence ». Il est
donc normal qu’elle nous entraîne à induire
des implications révolutionnaires, lesquelles seraient
autant de découvertes si l’expérimentation
venait à les confirmer. Bien sûr, il n’est
pas possible que toutes soient justes, mais il suffit de quelques
diamants pour payer la peine des prospecteurs.
LE PROPRE DE L'HOMME
Ma théorie est née d’une réflexion
pour aller vers une explication scientifique de l’histoire,
meilleure que celle de Marx. Je cherchai d’abord quel
est le propre de l’homme, cet animal unique parmi des
millions et des millions d’espèces, le seul,
justement, qui ait une histoire. Je crus avoir la réponse
dans ce qui suit. On le trouve au chapitre 3, p. 34 de mon
livre http://www.livingexistence.net/pdf/MonAmour.pdf
« ….- Quelle est donc cette qualité que
ne possèdent aucun des animaux ? - C’est la conscience.
- Ah bon ? - Eh oui. Nos cousins les grands singes, chimpanzés
et compagnie, ont des mains grâce auxquelles ils pourraient
être des fabricants aussi habiles que nous. Mais il
leur manque la conscience. »
La conscience ?...
J’imagine que son émergence a commencé
de la façon suivante.
Un jour, un enfant de singe anthropoïde est né
avec un don extraordinaire : il était capable de concevoir
avec précision des réalités situées
hors de portée de ses sens. Il pouvait voir des choses
qui n’étaient pas sous ses yeux, il pouvait entendre
un cri d’oiseau que ses oreilles ne percevaient pas.
Grâce à cette anomalie, il su rapidement mettre
dans sa mémoire les chemins intéressants, ceux
qui conduisaient à la rivière, au gibier, aux
lieux de cueillette, aux refuges... Sans voir de ses yeux
la lointaine clairière giboyeuse, il savait par où
partir et dans quelle direction aller.
L’intelligence de l’animal ne peut s’exercer
au delà du champ perçu par ses sens. Les souvenirs
qu’il a d’expériences passées sont
suffisamment précis pour qu’il reconnaisse le
déjà vécu quand il se présente,
mais beaucoup trop vagues pour qu’il puisse les revivre
et les manipuler par la pensée. Le chien peut bien
rêver d’un chapelet de saucisses, pour ce qui
est de l’action, il est prisonnier dans le champ étroit
de ses perceptions : son rêve risque fort de ne jamais
se réaliser. Mais moi, grâce à mes souvenirs
précis, je peux reconstituer le réel avec lequel
j’ai été en contact. Donc je fouille dans
mes souvenirs et j’en extrais de quoi construire un
chemin qui me conduira aux fameuses saucisses.
Eh oui. Puisque l’homme a la faculté de percevoir
les souvenirs de réalité vécue avec presque
autant de précision que si elles touchaient encore
ses sens, il a pu développer la connaissance, les techniques
et les arts. Il est capable de voir, donc d’agir, bien
au-delà de ses sens, de plus en plus loin dans le vaste
univers : c’est cela, la conscience. Il sait depuis
longtemps que sa mort est inéluctable alors que la
vache ignore toujours que son bon maître la destine
à l’abattoir… »
Avec les moyens modernes d’investigation dans le cerveau
et autres composantes de notre esprit, on doit pouvoir imaginer
des expériences pour explorer cette piste. Si j’ai
deviné juste, ce qui serait vraiment extraordinaire,
il y aurait là une mine de découvertes.
LE BESOIN D'EXISTENCE EST UNE COMPOSANTE DE LA MATIERE
C’est le pilier de ma théorie, dans ses implications
biologiques. Vous avez pu en avoir un aperçu dans ce
que vous venez de lire, p. 16. Je me permets quand même
de le répéter :
« …Dans ce modèle, Mômmanh –
c’est-à-dire la matière - serait douée
de mémoire : parmi les éléments l’ayant
touchée, elle se souviendrait de ceux qui ont répondu
à son désir d’existence, en bien comme
en mal. Ensuite, quand les aléas de la vie amènent
de nouveau à son contact des agents qu’elle a
connus, elle aurait le pouvoir d’agir sur eux : elle
saurait favoriser les éléments qui sont de bons
souvenirs et repousser leurs contraires. Il est très
probable qu’elle renforce les souvenirs souvent évoqués
tandis qu’elle efface progressivement les autres. Ce
processus l’aurait conduite à inscrire dans notre
hérédité biologique les mémoires
cumulées des faits marquants et répétés
advenus à toute notre lignée d’ancêtres
depuis la naissance de la vie. Autrement dit, nos cellules
reproductrices, les spermatozoïdes et les ovules, alias
gamètes, porteraient dans leurs gènes et autour
de ceux-ci, la mémoire de tout ce qui a marqué
durablement la vie de tous nos ancêtres…. »
Il y a aussi ce qui suit. On le trouve dans le chapitre 10
de mon roman, à la page 351 : http://www.livingexistence.net/pdf/MonAmour.pdf
« ….Est-ce que les acquis existentiels de
notre vie s’inscrivent dans la mémoire de nos
gamètes ?
Est-ce bien toi, Mômmanh, qui a eu cette cruauté
?
Je te l’ai déjà dit, dans notre jeu de
science-fiction, dans le modèle que je développe,
Mômmanh est notre vieille mère aveugle. L’infime
fraction d’elle-même qui se réalise à
travers moi, je l’appelle « ma mômmanh ».
Pour satisfaire son impérieux appétit d’existence,
tout au long des milliards d’années qui s’écoulent
depuis l’origine, elle garde en mémoire le goût
pour ce qui lui a fait du bien et le dégoût pour
ce qui lui a fait mal. Mais, incapable de concevoir l’univers,
elle ne peut faire de projets. Pour cela, elle fait appel
au prodigieux cerveau qu’elle a patiemment élaboré
: le nôtre.
Elle est notre vieille grand-mère aveugle assise au
coin du feu. Nous lui rapportons tout ce que nous avons vu.
Elle fouille dans son immense mémoire et nous dit :
« Mon enfant, ceci est bon : tu dois le rechercher.
Mais, fais bien attention ! Cela est mauvais : il faut t’en
écarter. »
Tout petits, nous buvons la sagesse de notre mômmanh.
Ensuite, au fur et à mesure que se forment nos propres
goûts et dégoûts, nous écoutons
de moins en moins ses conseils.
Heureusement, la mort vient nous arracher à cette dérive.
Ce qui, dans notre vie, porte une grande valeur existentielle
va marquer soit le code génétique soit les autres
vecteurs d’hérédité de nos cellules
reproductrices. Ainsi, toute vie remarquable laissera deux
infimes messages dans l’océan des existences
: l’un dans l’histoire, - mémoire culturelle,
l’autre dans nos gamètes, -mémoire naturelle.
Eh bien, dans ses milliards de milliards de souvenirs, notre
Mômmanh a sélectionné pour nous deux tendances
qui sont parfois opposées, au risque de nous paralyser
: dans nos actes, nous accordons la priorité à
l’altruisme, c’est-à-dire au triomphe de
la vie en général, mais nous avons une forte
préférence pour les plaisirs de notre propre
tas de viande déjà pourrissant.
Priorité pour autrui, préférence pour
notre ego. En cas de conflit sévère entre les
deux maîtres, plutôt que de céder la place,
bien souvent, la satisfaction de l’ego se cache dans
l’inconscient. Alors, on peut dire adieu à la
conscience claire ! …….. »
Comment vérifier, par de multiples expériences,
la réalité et les façons d’agir
sur la matière de cet agent invisible que serait le
besoin primordial d’existence ? Là, il me semble
qu’il faut oser se compromettre en s’inspirant
des travaux sur l’homéopathie et sur la «
mémoire de l’eau ». Dans les découvertes
ou prétendues telles de marginaux non reconnus par
la communauté scientifique, il y a peut-être
des pistes à explorer. Je pense, entre autres, à
ceux qui prétendent donner de l’information à
l’eau. On peut aussi, d’autre part, chercher à
savoir comment se transmet, par l’hérédité,
une petite partie des caractères acquis.
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."Alexandrie
Online"
éditeur en ligne, publie gratuitement les manuscrits
qu'on lui envoie. |
Au nombre de téléchargements,
sur les 150 ouvrages ainsi édités, "Mon
Amour"(de l'An 2000) se classe le plus souvent
parmi les premiers. Visite la bibliolthèque
d'Alexandrie (Online). .
Accède au site : www.alexandrie.org
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Il existe une version allégée
de ce roman chargé de philosophie. Elle s'intitule
"De la Terre jusqu'au Ciel". On peut la télécharger
ou acheter le livre. Regarde ci-contre. |
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