Théorie de la Lutte pour l'Existence

Georges Réveillac

- Comment l'EXISTENCE est devenue vivante,
- Comment l'EXISTENCE VIVANTE a pris conscience de l'univers,
- Comment l'EXISTENCE CONSCIENTE prend conscience d'elle-même.

 

 

AVERTISSEMENT

Ceci n’est pas une présentation complète de la théorie.

Pour rendre celle-ci à la fois concrète et accessible au plus grand nombre, je l’ai mise en pratique dans un roman : « Mon Amour de l’An 2000 ».

Je vous propose ici l’introduction au roman et un bref exposé de la « Théorie de la Lutte pour l’Existence ». Ces deux éléments vous en donneront, je le souhaite, une vision suffisamment claire pour un début. Et peut-être qu’il vous viendra l’envie d’en savoir davantage.
J’ajouterai, au fur et à mesure qu’elles me viendront à l’esprit, quelques idées pouvant conduire à des vérifications expérimentales de la théorie au travers de ses diverses implications.

J’espère vous rencontrer dans le courrier des lecteurs.

 


 

Bonjour.

Je vous présente ici la « Théorie de la Lutte pour l'Existence » et, pour l'illustrer, un roman d'amour qui a obtenu un certain succès sur le site « Alexandrie Online ». Les critiques m'ont appris qu'une bonne partie des lecteurs ne sont pas intéressés par la théorie. A ceux-là, je propose de ne lire que le roman. Je l'intitule :
. . . . . . . . . . . . . . . . . . ."De la Terre jusqu'au Ciel". . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Sur la page "Téléchargement", ils trouveront les liens vers les deux versions PDF.


Si des esprits compétents discutent passionnément cette théorie, s'ils aboutissent à des conclusions solides, que ce soit pour dire qu'elle est fiable ou, au contraire, qu'elle ne vaut rien : alors, je serai satisfait et je prendrai enfin ma retraite.

La « Théorie de la Lutte pour l'Existence » est une théorie philosophique à vocation scientifique qui touche pratiquement tous les domaines de l'entendement, plus particulièrement l'histoire, les sciences de l'homme et la biologie.


Enseignant, retraité maintenant, jusqu’en 1979 j’étais en même temps communiste. Entre l’histoire réelle qu’il me fallait enseigner et l’histoire prétendument scientifique que diffusait le « Parti », je découvrais trop souvent ce qui me paraissait être des contradictions. Cette année-là, leur masse avait dépassé le seuil critique. Je demandai un emploi à mi-temps, ce qui me permit de chercher une meilleure explication de l’histoire.

Après plusieurs mois de cogitation, je découvris ce qui m’apparut comme une illumination : le concept d’ « existence humaine » qui me permettrait enfin de rendre intelligible l’histoire.


Et d’où venait-il, ce « besoin d’existence » ?


J’obtins rapidement une réponse. Il se trouvait déjà chez nos ancêtres les animaux ainsi que dans tout le vivant. Il fallait donc refondre la « Théorie de l‘Évolution » dans un ensemble plus vaste qu‘on pourrait appeler la « Théorie de la Lutte pour l‘Existence ».


Et ce « besoin d’existence » du vivant, comment la matière avait-t-elle pu en accoucher ?


Cette question me tint quelques mois encore, jusqu’à ce qu’un verrou sautât. Et derrière la porte qu’il avait verrouillée, je découvris ceci : « Et si le « besoin d’existence » était dans la matière ? »


Depuis, je me sens pareil à David Vincent, le héros de la série américaine « Les Envahisseurs ». Parce qu’il a surpris par hasard des extra-terrestres en train de manigancer la fin de l’humanité, le voilà condamné à porter seul la responsabilité de notre sort jusqu’au moment où nous le prendrons enfin au sérieux. Si on lui prouve qu’il se trompe, le voilà délivré. Et si on lui prouve qu’il a bien levé un lièvre, le voilà également sauvé.

C’est aussi simple que cela.

Je n’ai jamais demandé à être un héros. Et pourtant, je suis responsable de ce qu’il me semble voir. Non ?


Si cette théorie s’avérait fiable, nous saurions traiter beaucoup mieux que maintenant les problèmes de notre temps : mondialisation, chômage, mortelle pollution, surpopulation, terrorisme, génie génétique, droits de l’homme, éducation, diversité culturelle… L’espoir de guérir l’humanité de la misère, du chômage, des guerres, de la folie, l’espoir de partir vraiment à la conquête des étoiles, l’espoir aujourd’hui bien abattu aurait des ailes neuves.

- « Oui, mais il ne faut pas prendre nos désirs pour des réalités.
-C’est vrai. Il ne faut pas non plus refuser une réalité probable sous prétexte qu’elle répond trop bien à nos désirs.

Conclusion : soyons prudents. »


Mais, depuis que j’ai écrit cette préface en 2001, des événements alarmants ont eu lieu qui accentuent l’urgence de la situation. Les violences en sont le signe le plus évident. Elles sont induites par une régression de la pensée telle qu’elle nous ramènerait au Moyen âge. Dans ce monde qui ne leur offre au mieux qu’un présent médiocre et, en guise d’avenir, la certitude que nous fonçons dans le mur, certains désespèrent et se tournent vers les idéologies du passé. Certains veulent que la science s’efface devant leurs textes sacrés, ou plutôt l’interprétation qu’ils en font. Créationnistes et intégristes de toutes obédiences, de plus en plus nombreux, de plus en plus influents, ils sont une grave menace pour la connaissance, pour le peu de paix qui nous reste et pour les Droits de l’Homme.

Des idées reçues, aussi coriaces que des dogmes, nous empêchent de voir certaines urgences, pourtant évidentes. Par exemple, les ressources de la terre ne permettent pas d’assurer la meilleure existence à bientôt 9 milliards d’hommes : il faut réduire la population. Ou encore, les nationalismes sanctifiés dans leurs costumes patriotiques sont générateurs de guerres ; en outre, ils nous empêchent de gérer la mondialisation.

Un enfant de 8 ans verrait ces évidences. D’ailleurs, il n’y a qu’à en interroger quelques-uns pour en être certains.


Eh bien, pour faire tomber nos œillères, il suffirait que des historiens de toute la planète nous montrent l’origine et la genèse de ces idées reçues. Nous verrions alors qu’il fut un temps où il était bon de faire beaucoup d’enfants, mais que cette bénédiction de jadis est devenue une malédiction pour notre époque. Nous verrions aussi que le nationalisme était bon quand il nous délivrait du féodalisme ou de l’impérialisme, mais que maintenant, chacun des presque 200 passagers du bus mondial ne peut pas avoir son petit volant personnel : un conducteur pour l’autocar planétaire et non pas 200, comme l’affirment les adultes.


Alors, si ma théorie a quelque chance de nous aider à sortir du bourbier, il est urgent de la tester.


En effet, si jamais elle s’avère fiable, aux désespérés qui nous tourmentent, elle donnera au moins l’espoir d’un présent et d’un avenir désirables. Et les intégristes de tous genres, reconvertis, joindront leur énergie à la nôtre pour éviter le mur vers lequel nous fonçons de plus en plus vite, catapultés par l’accélération de l’histoire.


Après avoir eu cette intuition que le besoin d’existence est probablement à l’œuvre dans tout l’univers, j’ai découvert que je suis en phase avec quelques chercheurs renommés que la communauté scientifique a plus ou moins marginalisés. James Lovelock, biologiste anglais, est à l’origine de l’hypothèse Gaïa : la terre réagirait comme un organisme vivant en maintenant certaines constantes nécessaires à la vie, le taux de 21% d’oxygène dans l’air, par exemple. Le docteur Jacques Benveniste, chercheur français, pense avoir découvert par l’expérimentation une « mémoire de l’eau ». Le chercheur allemand Roland Plocher commercialise un produit qui traite les eaux polluées en leur diffusant des « informations » : ce procédé qu’on ne sait pas expliquer connaît néanmoins une certaine réussite. Les « découvertes » de ces deux chercheurs tendraient à expliquer celles de l’homéopathie.

Formulée en 1980, ma théorie annonçait implicitement une partie des échecs subis dans les opérations de clonage. En effet, voici ce qu’elle suppose. Au cours de la vie d’un individu, son besoin d’existence garde en mémoire les événements qui l’ont marqué et les réponses appropriées ; une partie de cette mémoire est transmise à ses descendants par l’intermédiaire des cellules reproductrices alias gamètes. Autrement dit, une partie du vécu devient héréditaire, l’acquis modifie l’inné. « Et pan, dites-vous, revoici la monstrueuse théorie de Lyssenko qui prétendait que l’acquis devient héréditaire ».
Eh bien, ce n’est pas du tout la même chose.

Je pense que les gamètes gardent en mémoire les expériences les plus marquantes d’une vie : oui. Mais il faut que ces expériences soient répétées sur je ne sais combien de générations et de générations avant de s’inscrire en gros caractères dans le patrimoine de l’hérédité. Ainsi, à supposer que la peau noire de certains types d’hommes soit vraiment une bonne réponse aux contraintes des climats très chauds, il a probablement fallu des dizaines de milliers d’années pour que se forment les ethnies noires d’Afrique, d’Inde, de Papouasie-Nouvelle Guinée, d’Australie… Il n’en reste pas moins que deux hypothèses induites par ma théorie pourraient expliquer les difficultés du clonage :
-les gènes ne sont pas les seuls facteurs de l’hérédité, ils ne sont même pas les plus importants sur le long terme,
-les gamètes ne portent pas les mêmes informations que les autres cellules, celles utilisées pour le clonage, par exemple.


Ma théorie a aussi des affinités avec plusieurs philosophies, en particulier celles de Socrate, d’Auguste Comte, de Karl Marx, du savant Pierre Teilhard de Chardin, des existentialistes et des phénoménologues…

Mais elle contredit la pensée de Camus selon lequel l'histoire est absurde. Il croyait probablement que les communistes s'estimaient autorisés à instaurer leurs terribles dictatures au nom de l'histoire prétendument scientifique. Autrement dit, faire de l'histoire une science nous conduirait nécessairement à la dictature. Eh bien, c'est précisément le contraire. La Théorie de la Lutte pour l'Existence nous amène à penser que la liberté et la démocratie sont nécessaires à l'épanouissement de l'existence humaine.


Je viens de lui découvrir une nouvelle cousine dans un roman de science-fiction écrit par deux physiciens américains : « Au cœur de la comète » par Gregory Benford et David Brin. Ils formulent l’hypothèse d’une « création » ou « évolution » en trois étapes : d’abord l’existence au début de l’univers, puis la vie, enfin la conscience, l’étape humaine de la planète Terre.


Tenez, encore un arbre à cette forêt : « …Alors mes espoirs et mes aspirations, mes peurs et mes soucis peuvent m'apparaître comme étant les mêmes que ceux de milliers d'humains qui ont vécu avant moi. Et je peux espérer que ce que j'ai imploré pour la première fois il y a des siècles pourra m'être accordé dans quelques centaines d'années. Aucune pensée ne peut germer en moi qui ne soit le prolongement de la pensée d'un ancêtre ; il n'y a pas en réalité de nouveau germe (de pensée), il y a l'éclosion prédéterminée d'un bourgeon sur l'arbre antique et sacré de la vie…. ». (Extraits de Ma conception du monde, le Veda d'un Physicien par Erwin Schrödinger (Paris, Le Mail, 1982).

Et qui est ce Schrödinger ? C’est un Autrichien du 20ème siècle. Il est l’un des pères de la théorie des quanta et l’inventeur du fameux chat de Schrödinger, ce qui ne l’a pas empêché d’obtenir le prix Nobel de physique.


Si j’ai vu juste, les implications de ma théorie conduiront à des recherches appuyées sur la méthode expérimentale. Des milliers d’expériences scientifiques sont envisageables. Par exemple, on devrait pouvoir expliquer pourquoi les essais de Jacques Benveniste ne réussissent pas à chaque fois et aboutir à d’autres expériences, concluantes cette fois.


Je ne veux surtout pas fonder une secte. Aussi longtemps que cette « Théorie de la Lutte pour l’Existence » paraîtra valable, je serai avec ceux qui la traitent comme la « Théorie de l’Évolution » : à la manière scientifique. Aucun dogme : tous les éléments de l’échafaudage peuvent être remis en cause. Et s’il advient que les vérifications expérimentales infirment la théorie, eh bien il faudra la mettre à la poubelle.


Parallèlement, elle pourrait servir à bâtir des jeux électroniques complexes dont certains seraient utiles à la science : simulations de processus biologiques, ou historiques, ou même psychologiques.


Ce « besoin d’existence » qui cheminerait dans la matière, c’était trop abstrait. Je lui ai donc trouvé un nom : « Mômmanh ». Un corps et un visage ? Là, c’était impossible. Pourtant, au fil des pages, cet obscur esprit qui œuvre inlassablement pour conduire la matière là où il fait bon, ce génie universel qui inventa la vie et la conscience, Mômmanh donc, émerge peu à peu des ténèbres et nous devient familière.


Attention, une fois de plus : ce n’est qu’une hypothèse. Mais vous avez bien le droit d’aimer une hypothèse.


Je l’ai enchâssée dans deux romans.

Le premier, de 420 pages, contient la théorie. Sa lecture vous paraîtra sans doute ardue : c’est le prix à payer pour aller jusqu’au bout de ma réflexion. Il a pour titre « Mon Amour de l’An 2000 ». Vous pouvez le télécharger à partir de cet espace.

Le deuxième n’a que 320 pages, mais il ne contient pas la théorie. Mômmanh y est présentée comme un personnage imaginaire comparable à un dieu antique. Je l’ai intitulé : « De la Terre jusqu’au Ciel ».
Parce qu’il fait appel à toutes les dimensions de l’existence, l’amour convient particulièrement bien pour mettre en scène ce qui n’est encore, hélas, que « ma » théorie.


Ainsi analysé et reconstruit, l’amour devrait vous apparaître encore plus merveilleux : agent essentiel de l’existence humaine et source de félicités sans pareilles. Et surtout, vous devriez réaliser, si ce n’est déjà fait, qu’il est à votre porte.

Le premier ouvrage, le roman philosophique, comprend donc deux parties développées en parallèle : le roman et la théorie. Celle-ci, en caractères gras italiques, est facile à distinguer. Vous pouvez donc, si cela vous chante, ne lire que le roman.

Les deux versions peuvent être téléchargées. Il suffit de cliquer sur l'un des icônes ou des onglets marqués "Télécharger l'ouvrage...".

J'irai chaque jour (ou presque) lire vos critiques dans mon email. Dans le courrier des lecteurs, je mettrai à votre disposition toutes celles qui me paraîtront solides. Si vos diplômes, votre expérience, votre renommée peuvent appuyer vos dires, dites-le afin de faire avancer les débats.

 

 

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Brève présentation de la théorie :
Structure de
l’Existence
Humaine

 

 

2-MÔMMANH.


Volonté d’existence :

origine et guide de la vie,

origine et guide de l’homme.


« Voilà. Il va falloir bientôt quitter le rivage où je suis couché depuis si longtemps en écoutant la mer...Il va faire frais et je n’ai jamais appris à allumer le feu et à me chauffer moi-même... Je vais essayer de demeurer là encore un moment à écouter parce que j’ai toujours l’impression d’être sur le point de comprendre ce que l’océan me dit. Je ferme les yeux, je souris et j’écoute. Il me reste encore de cette curiosité. Plus le rivage est désert et plus il me paraît toujours peuplé. Les phoques se sont tus sur les rochers et je reste là, les yeux fermés, en souriant..... » (ROMAIN GARY)

 

Comme je te l’ai dit, mon imagination a laborieusement exhumé Mômmanh voici plusieurs années, dans un no man’s land bien particulier, par-delà les frontières de la pensée raisonnable.
Dans un premier temps, j’eus l’idée que l’homme est peut-être mu par un formidable désir d’existence.

Qu’est-ce que l’existence ?

La Théorie de l’Evolution peut s’intituler « Théorie de la Lutte pour la Vie » : vie de l’individu et de son espèce. Voilà ce qui conduirait l’évolution du vivant. Ma théorie va plus loin. Le désir d’existence ne s’arrête pas quand il a assuré la vie de l’espèce. Il recherche aussi la vie d’autres espèces et même la conservation de certains éléments non vivants tels que les beaux paysages de pierre, de sable, d’eau, de glace ou de nuages, de lumière ou de feu... C’est pourquoi je propose qu’on élargisse la théorie de Darwin à un ensemble plus vaste que l’on appellerait : « Théorie de la Lutte pour l’Existence ».

Pour réussir à comprendre mes explications, tu dois avoir sous les yeux le tableau que j’ai placé à la suite de cette introduction. Il vise à représenter la structure de l’existence humaine. Je te conseille de l’imprimer : ainsi tu pourras l’utiliser tout au long du roman, chaque fois que j’essaierai de mettre en pratique la théorie de « La Lutte pour l’Existence » .

Voici donc, pour commencer, comment je vois l’existence chez l’homme. C’est la vie et les plaisirs en même temps que la communion avec nos semblables, à la fois dans le présent et dans la longue durée, l’éternité même, si possible. Elle se réalise tantôt de façon individuelle tantôt par procuration sur autrui – tantôt égoïste, tantôt altruiste, si tu préfères - ou encore en combinant les deux modes : nos enfants, nos ancêtres préférés, nos lointains descendants, les célébrités en tous genres, la patrie, l’humanité, la nature... peuvent être porteurs de notre existence.

Voici donc présentés les six éléments de base de l’existence humaine.

Quand l’une de ces composantes est trop difficile à réaliser, le désir d’existence se tourne vers les autres. Si le présent n’offre rien de bon, l’homme va se tourner vers la pérennité, une religion, par exemple. Si sa vie personnelle ne présente aucun attrait, il peut déléguer son existence à quelqu’un de mieux placé : un champion de football, un savant, un grand acteur, son patron ou sa patronne, un ami… Il existera ainsi par procuration, comme le bon chien qui sacrifie sa vie pour son maître.

L’existence qui englobe l’espace-temps le plus large, régie par des lois morales, est prioritaire, mais celle qui touche au plus près l’individu - moi, ici, maintenant -, est la préférée.

 

A cette étape de ma réflexion, je pensais encore que le désir d’existence est le propre de l’homme, mais j’observai plusieurs signes témoignant de sa présence chez l’animal.

Alors je me demandai quand et comment, au cours de l’évolution, le désir d’existence avait bien pu apparaître. Quand ? Mes connaissances en paléontologie ne m’autorisaient pas à répondre. Comment ?... J’avais beau me triturer la cervelle dans tous les sens, je ne voyais pas comment la matière aurait pu accoucher d’une telle abstraction, comment ses atomes avaient pu se mettre à ressentir des émotions, au point de mourir d’amour, comment elle avait pu créer ce qui, en fin de compte, est l’essence de l’esprit.

Comment ?...

Alors, je me dis : « Et si ce désir d’existence y était déjà, dans la matière ? »
Mômmanh venait de naître.

J’en ai fait un modèle de science-fiction, pour simuler l’apparition et l’évolution de la vie, principalement la nôtre, notre histoire, et nos histoires. Je l’utiliserai de temps à autre, tout au long de ce roman, pour tenter d’expliquer ce qui en constitue la matière : les personnages, la nature, les pays, l’histoire, l’univers. C’est le côté « science » de cet ouvrage, l’autre côté, la fiction, se trouve dans le roman.
« Science » et fiction : comment t’y retrouver ? C’est simple. Chaque fois que j’utiliserai le modèle à vocation scientifique, j’utiliserai les mêmes caractères spéciaux que dans ce chapitre : gros, gras, couchés sous leur propre poids.

Dans ce modèle, Mômmanh – c’est-à-dire la matière - serait douée de mémoire : parmi les éléments l’ayant touchée, elle se souviendrait de ceux qui ont répondu à son désir d’existence, en bien comme en mal. Ensuite, quand les aléas de la vie amènent de nouveau à son contact des agents qu’elle a connus, elle aurait le pouvoir d’agir sur eux : elle saurait favoriser les éléments qui sont de bons souvenirs et repousser leurs contraires. Il est très probable qu’elle renforce les souvenirs souvent évoqués tandis qu’elle efface progressivement les autres. Ce processus l’aurait conduite à inscrire dans notre hérédité biologique les mémoires cumulées des faits marquants et répétés advenus à toute notre lignée d’ancêtres depuis la naissance de la vie. Autrement dit, nos cellules reproductrices, les spermatozoïdes et les ovules, alias gamètes, porteraient dans leurs gènes et autour de ceux-ci, la mémoire de tout ce qui a marqué durablement la vie de tous nos ancêtres.

 


Tu comprends maintenant que l’intelligence artificielle ne pourra jamais reproduire l’intelligence humaine : il faudrait pour cela qu’elle dispose de notre colossale mémoire tant innée qu’acquise, tant consciente qu’inconsciente. A supposer qu’elle avale cet océan, il faudrait encore qu’elle puisse éprouver chaque goût et dégoût associé à chacun de ces souvenirs qui sont comme autant de gouttes d’eau dans une mer.
Observer les êtres avec l’aide de Mômmanh, ou leur faire passer une radio, c’est un peu la même chose : on découvre des choses qui étaient invisibles.

Réelles ? Ou imaginaires ?

En tout cas, c’est le jeu que je te propose. Nous allons demander à Mômmanh de nous raconter l’amour.
Et, une fois de plus, ceci n’est qu’une hypothèse développée en forme de théorie. Il appartient à la science de la tester et d’apprécier sa fiabilité. Si tu cherches un gourou, tu ne le trouveras pas ici.


STRUCTURE de l'EXISTENCE HUMAINE

 

STRUCTURE de l'EXISTENCE HUMAINE

Quelques pistes pour l'expérimentation


La « Théorie de la Lutte pour l’Existence » touche à tant de domaines qu’elle conduit à de multiples implications. Elle se développe à partir d’un point de vue révolutionnaire : l’esprit serait en germe dans la matière, sous la forme du « besoin d’existence ». Il est donc normal qu’elle nous entraîne à induire des implications révolutionnaires, lesquelles seraient autant de découvertes si l’expérimentation venait à les confirmer. Bien sûr, il n’est pas possible que toutes soient justes, mais il suffit de quelques diamants pour payer la peine des prospecteurs.


LE PROPRE DE L'HOMME

Ma théorie est née d’une réflexion pour aller vers une explication scientifique de l’histoire, meilleure que celle de Marx. Je cherchai d’abord quel est le propre de l’homme, cet animal unique parmi des millions et des millions d’espèces, le seul, justement, qui ait une histoire. Je crus avoir la réponse dans ce qui suit. On le trouve au chapitre 3, p. 34 de mon livre http://www.livingexistence.net/pdf/MonAmour.pdf



« ….- Quelle est donc cette qualité que ne possèdent aucun des animaux ? - C’est la conscience. - Ah bon ? - Eh oui. Nos cousins les grands singes, chimpanzés et compagnie, ont des mains grâce auxquelles ils pourraient être des fabricants aussi habiles que nous. Mais il leur manque la conscience. »
La conscience ?...
J’imagine que son émergence a commencé de la façon suivante.
Un jour, un enfant de singe anthropoïde est né avec un don extraordinaire : il était capable de concevoir avec précision des réalités situées hors de portée de ses sens. Il pouvait voir des choses qui n’étaient pas sous ses yeux, il pouvait entendre un cri d’oiseau que ses oreilles ne percevaient pas. Grâce à cette anomalie, il su rapidement mettre dans sa mémoire les chemins intéressants, ceux qui conduisaient à la rivière, au gibier, aux lieux de cueillette, aux refuges... Sans voir de ses yeux la lointaine clairière giboyeuse, il savait par où partir et dans quelle direction aller.
L’intelligence de l’animal ne peut s’exercer au delà du champ perçu par ses sens. Les souvenirs qu’il a d’expériences passées sont suffisamment précis pour qu’il reconnaisse le déjà vécu quand il se présente, mais beaucoup trop vagues pour qu’il puisse les revivre et les manipuler par la pensée. Le chien peut bien rêver d’un chapelet de saucisses, pour ce qui est de l’action, il est prisonnier dans le champ étroit de ses perceptions : son rêve risque fort de ne jamais se réaliser. Mais moi, grâce à mes souvenirs précis, je peux reconstituer le réel avec lequel j’ai été en contact. Donc je fouille dans mes souvenirs et j’en extrais de quoi construire un chemin qui me conduira aux fameuses saucisses.
Eh oui. Puisque l’homme a la faculté de percevoir les souvenirs de réalité vécue avec presque autant de précision que si elles touchaient encore ses sens, il a pu développer la connaissance, les techniques et les arts. Il est capable de voir, donc d’agir, bien au-delà de ses sens, de plus en plus loin dans le vaste univers : c’est cela, la conscience. Il sait depuis longtemps que sa mort est inéluctable alors que la vache ignore toujours que son bon maître la destine à l’abattoir… »

 

Avec les moyens modernes d’investigation dans le cerveau et autres composantes de notre esprit, on doit pouvoir imaginer des expériences pour explorer cette piste. Si j’ai deviné juste, ce qui serait vraiment extraordinaire, il y aurait là une mine de découvertes.

LE BESOIN D'EXISTENCE EST UNE COMPOSANTE DE LA MATIERE

C’est le pilier de ma théorie, dans ses implications biologiques. Vous avez pu en avoir un aperçu dans ce que vous venez de lire, p. 16. Je me permets quand même de le répéter :

 

« …Dans ce modèle, Mômmanh – c’est-à-dire la matière - serait douée de mémoire : parmi les éléments l’ayant touchée, elle se souviendrait de ceux qui ont répondu à son désir d’existence, en bien comme en mal. Ensuite, quand les aléas de la vie amènent de nouveau à son contact des agents qu’elle a connus, elle aurait le pouvoir d’agir sur eux : elle saurait favoriser les éléments qui sont de bons souvenirs et repousser leurs contraires. Il est très probable qu’elle renforce les souvenirs souvent évoqués tandis qu’elle efface progressivement les autres. Ce processus l’aurait conduite à inscrire dans notre hérédité biologique les mémoires cumulées des faits marquants et répétés advenus à toute notre lignée d’ancêtres depuis la naissance de la vie. Autrement dit, nos cellules reproductrices, les spermatozoïdes et les ovules, alias gamètes, porteraient dans leurs gènes et autour de ceux-ci, la mémoire de tout ce qui a marqué durablement la vie de tous nos ancêtres…. »

 

Il y a aussi ce qui suit. On le trouve dans le chapitre 10 de mon roman, à la page 351 : http://www.livingexistence.net/pdf/MonAmour.pdf

 

« ….Est-ce que les acquis existentiels de notre vie s’inscrivent dans la mémoire de nos gamètes ?
Est-ce bien toi, Mômmanh, qui a eu cette cruauté ?
Je te l’ai déjà dit, dans notre jeu de science-fiction, dans le modèle que je développe, Mômmanh est notre vieille mère aveugle. L’infime fraction d’elle-même qui se réalise à travers moi, je l’appelle « ma mômmanh ». Pour satisfaire son impérieux appétit d’existence, tout au long des milliards d’années qui s’écoulent depuis l’origine, elle garde en mémoire le goût pour ce qui lui a fait du bien et le dégoût pour ce qui lui a fait mal. Mais, incapable de concevoir l’univers, elle ne peut faire de projets. Pour cela, elle fait appel au prodigieux cerveau qu’elle a patiemment élaboré : le nôtre.
Elle est notre vieille grand-mère aveugle assise au coin du feu. Nous lui rapportons tout ce que nous avons vu. Elle fouille dans son immense mémoire et nous dit : « Mon enfant, ceci est bon : tu dois le rechercher. Mais, fais bien attention ! Cela est mauvais : il faut t’en écarter. »
Tout petits, nous buvons la sagesse de notre mômmanh. Ensuite, au fur et à mesure que se forment nos propres goûts et dégoûts, nous écoutons de moins en moins ses conseils.
Heureusement, la mort vient nous arracher à cette dérive. Ce qui, dans notre vie, porte une grande valeur existentielle va marquer soit le code génétique soit les autres vecteurs d’hérédité de nos cellules reproductrices. Ainsi, toute vie remarquable laissera deux infimes messages dans l’océan des existences : l’un dans l’histoire, - mémoire culturelle, l’autre dans nos gamètes, -mémoire naturelle.
Eh bien, dans ses milliards de milliards de souvenirs, notre Mômmanh a sélectionné pour nous deux tendances qui sont parfois opposées, au risque de nous paralyser : dans nos actes, nous accordons la priorité à l’altruisme, c’est-à-dire au triomphe de la vie en général, mais nous avons une forte préférence pour les plaisirs de notre propre tas de viande déjà pourrissant.
Priorité pour autrui, préférence pour notre ego. En cas de conflit sévère entre les deux maîtres, plutôt que de céder la place, bien souvent, la satisfaction de l’ego se cache dans l’inconscient. Alors, on peut dire adieu à la conscience claire ! …….. »

Comment vérifier, par de multiples expériences, la réalité et les façons d’agir sur la matière de cet agent invisible que serait le besoin primordial d’existence ? Là, il me semble qu’il faut oser se compromettre en s’inspirant des travaux sur l’homéopathie et sur la « mémoire de l’eau ». Dans les découvertes ou prétendues telles de marginaux non reconnus par la communauté scientifique, il y a peut-être des pistes à explorer. Je pense, entre autres, à ceux qui prétendent donner de l’information à l’eau. On peut aussi, d’autre part, chercher à savoir comment se transmet, par l’hérédité, une petite partie des caractères acquis.

 

 

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."Alexandrie Online"
éditeur en ligne, publie gratuitement les manuscrits qu'on lui envoie.
Au nombre de téléchargements, sur les 150 ouvrages ainsi édités, "Mon Amour"(de l'An 2000) se classe le plus souvent parmi les premiers. Visite la bibliolthèque d'Alexandrie (Online). .

 

Accède au site : www.alexandrie.org

 

Il existe une version allégée de ce roman chargé de philosophie. Elle s'intitule "De la Terre jusqu'au Ciel". On peut la télécharger ou acheter le livre. Regarde ci-contre.

 

 

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