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Courriers des Lecteurs
            
 
 
 

Vendredi 7 janvier 2005

 
  > Georges Réveillac a écrit :
 

 

« Chers anonymes tellement discrets.

Vous êtes plusieurs à visiter cette page. A votre place, j’aimerais trouver ici des opinions fiables sur ce que valent les idées de Georges Réveillac. Et si j’y découvrais les commentaires enthousiastes d’Yves Coppens, Hubert Reeves, Michel Serres, Pierre Gilles de Genne, Edgar Morin, Nicolas Hulot ou même Brigitte Bardot,... alors j’aurais probablement envie d’approfondir la théorie et les idées de l’extra-terrestre.

Mais la rumeur de mes possibles découvertes est loin d’avoir atteint les étoiles. Nos maîtres à penser contemporains les ignorent totalement.

Alors, comme le Grand Charles en 1958, je vous comprends. Quand il y a des docteurs pour nous soigner, pourquoi irions-nous consulter le ramoneur ?

Je vais maintenant m’adresser à chacun de vous, mes semblables. Et je vais employer le " tu " qui convient à notre grande confrérie des humains. Si vraiment cela t’incommode, je n’en fais pas toute une affaire : utilisez alors le vous qui vous est confortable.

Alors, comment obtenir l’intronisation de l’intelligentsia ? Comment sortir de cette impasse ?

Si tu penses que ma théorie ou simplement une de mes idées mérite d’être discutée, engage le débat dans ce courrier des lecteurs. Et peut-être que petit ruisseau deviendra fleuve ? Et peut-être que l’écho de nos débats atteindra l’Olympe ? »

 
  Georges Réveillac  
 

 

 
 

Dimanche 12 septembre 2004

 
  >Erwan Corre a écrit :
 

 

« C'est avec plaisir que j'ai découvert votre ouvrage sur le net. Il m'a passionné, par tous les thèmes qu'il aborde et la manière dont vous les "auscultez". J'ai aimé l'humour et la bonne humeur qui le traverse ce qui en rend la lecture encore plus agréable. J'espère qu'il trouvera un large auditoire comme il me semble le mériter. Je vous encourage aussi pour continuer vos recherches. »

 

 
  E.C.  
 

 

 
 

Lundi 20 mars 2006

 
  >Deux membres d'Alexandrie Online ont écrit :
 

 

Mon ouvrage est publié également sur Alexandrie Online, site d’édition libre en ligne ( http ;//www,alexandrie.org ) où il a connu un certain succès. Deux membres d’Alexandrie Online ont pris la peine d’en faire la critique. Voici leurs propos.


MESSAGE 4465 DU FORUM DE DISCUSSION
Nom du forum: Forum Bibliothèque
Fil de discussion: Mon Amour de Georges Réveillac
Emetteur du message: Becdanlo
Message posté le: 08-10-2005 18:27

"J'en ai mis du temps à lire ce livre (sourire) c'est aussi qu'il ne se laisse pas aborder si facilement que ça et qu'il est surtout très long (376 pages). C'est quoi l'histoire ? Une histoire d'Amour ! Une histoire d'Amour mais pas n'importe laquelle ! Celle de Georges Réveillac l'auteur et de Jeanne sa compagne... et d'un troisième personnage Mômmanh !
Là, il faudrait expliquer ce qu'est Mômmanh, une théorie de l'existence, qui je vous l'avoue, m'a terriblement ennuyé. C'est l'une des raisons pour lesquelles j'ai eu tant de mal à avancer au début : cette perpétuelle volonté pédagogique pour nous expliquer cette théorie. Exemple :« Ne trouvez-vous pas merveilleux que l'on voie la mer dans les yeux de maintes femmes ? ...en nous inscrivant la mer dans les yeux de l'aimée, la conscience infirme de Mômmanh veut sans doute nous rappeler que la femme est source de vie, à l'instar de l'océan originel. » (page 37)
J'ai été beaucoup plus fasciné par le « vécu » de ce couple qui était, par ailleurs, communiste :
« Et ces camarades que nous (Jeanne et moi) avons tant aimés, ceux qui ont trouvé en eux-mêmes des ressources insoupçonnées, qui ont donné tout leur temps, leur énergie, leur amour, et jusqu'à leur vie ! dans l'épopée communiste, ces braves vont-ils devenir des damnés de l'Histoire ?...
Certainement pas ! Ils porteront la charge de leurs erreurs, mais ils porteront aussi le mérite d'avoir essayé. En voulant nous bâtir un monde pour l'avenir, ils ont mis le feu à la maison. Pendant ce temps, certains de leurs frères s'employaient exclusivement à faire fructifier leurs propres biens .
Honneur à ceux qui se lèvent pour nous sortir des sables mouvants. A force d'essayer, nous finirons bien par y arriver.» (pge90)
Je suis entièrement d'accord avec ça!
Et puis quand même, il y a cette histoire de couple avec ses bonheurs mais aussi son enfer qui est raconté sans aucune complaisance, ainsi leur premier voyage d'amoureux en Autriche:
« L'amour, même celui des crapules, se nourrit souvent de substances belles et bonnes : le nôtre aurait dû se régaler, croître et se fortifier car l'Autriche lui offrait de délicieux repas. Au lieu de cela, malade, il refusait les aliments et il s'étiolait de jour en jour... »
Puis c'est un séjour comme enseignant en Afrique. Là, petit crise de conscience « rigolote » car les coopérants ont l'habitude d'employer des boys :
« La perspective d'employer un boy me mettait dans l'embarras. Nous, les camarades venus pour aider les Noirs à briser les dernières chaînes du colonialisme, nous qui voulions que l'égalité naturelle des hommes s'exprime concrètement dans le monde entier, nous n'allions quand même pas, esclaves de notre égoïsme, trahir ce qu' il y a de meilleurs dans le communisme !... »
Enfin il y aura le drame : la perte de leur fille Estelle qui est « incompréhensible » !
C'est à partir de ce drame que le couple va se reconstruire mais avant ça, il aura fallu faire l'inventaire de tous les dégâts !
Ce qui m'a intéressé dans ce livre c'est, tout à la fois l'histoire d'un couple, comment il a pu tenir malgré tous ses conflits mais surtout comment leur idéologie communiste a pu évoluer à travers l'histoire de ces cinquante dernières années. Parlant des parents communistes de Jeanne, Georges dira : « Ils étaient intelligents et généreux, avant tout. Et ils ont fait avancer l'histoire vers le développement des capacités humaines, même s'ils se sont lourdement trompés. Elle (Jeanne) veut qu'ils entrent dans la postérité tels qu'ils étaient vraiment, et non tels que les idéologies concurrentes les ont défigurés. »

C'est très bien écrit, Georges Réveillac n'est pas enseignant pour rien, mais je lui laisse volontiers sa théorie de Mômmanh !"

[ Message édité par : Becdanlo : 09-10-2005 12:45 ]

__________

MESSAGE 5716 DU FORUM DE DISCUSSION
Nom du forum: Forum Bibliothèque
Fil de discussion: Mon Amour de Georges Réveillac
Emetteur du message: Ishtar
Message posté le: 12-03-2006 13:06

Georges RÉVEILLAC - Mon Amour - Roman Commentaire de Ishtar :

"Que dire de votre ouvrage Monsieur Georges Réveillac sinon... que pouvons-nous espérer de l'Amour ? La
compréhension totale et le partage ! Autant dire l'impossible ! L'autre ne comprend pas nos efforts pour lui être agréable, ni nos angoisses personnelles, ni nos espoirs, ni nos désespoirs... On a suffisamment écrit sur l'isolement mélodramatique des amoureux se retrouvant perdus quand s'éteignent les feux de la passion pour que je n'en fasse pas moi-même des pages et des pages... vous en avez écrit 376 sur le sujet (sourire). 376 pages pour nous dire qu'il n'y a pas d'Amour heureux et que c'est probablement de notre faute... c'est que nous attendons de l'Amour un absolu que l'Autre ne peut nous procurer... c'est que nous attendons de l'Autre, de combler nos famines affectives, de consoler nos insuffisances humaines.
Ce qui m'interpelle particulièrement dans votre ouvrage Monsieur Réveillac, c'est qu'il faut la perte d'une
personne chérie, pour se rendre compte que l'Autre est indissociable à notre vie et qu'il convient de démontrer l'urgence d'une modification radicale dans son propre comportement et que la première démarche consiste à mesurer les dégâts causés à la relation et à en trouver les causes....
A la page 61 de votre ouvrage, vous citez : ..."il ne vous arrive jamais de prendre pour des réalités l'espoir de réaliser certaines de vos désirs surtout s'ils sont très forts"... Oh que si, mais... l'on m'avait dit qu'il était stupide de prendre ses désirs pour des réalités et qu'il était tragique de renoncer à ses désirs au nom de la réalité et qu'il était vain d'espérer transformer tous ses désirs en réalités. Que faire dans ce cas ? Tirer sur ses éléphants roses ?
A la page 88 de votre ouvrage, vous citez : ..."les trois principales causes des échecs communistes - l'absence de libertés - l'absence de contre-pouvoirs - l'absence de libéralisme en économie"... Je rajouterai qu'il y avait également la confusion des esprits mais aussi la faillite de la pensée rationnelle et d'idéaux tombés en désuétude. Il me semble inutile de s'apesantir sur l'échec du dirigisme communiste; il a conduit au mépris de l'homme car il n’a été que l'instrument d'un parti totalitaire. C'était surtout une fausse religion sans Dieu et sans idéal !
Ah Monsieur Réveillac, ce n'est pas facile de vivre l'Amour particulièrement lorsque l'on nous a appris à le vivre selon des recettes du Bonheur.... Désormais, ce n'est plus dans Gaël ou Femmes d'Aujourd'hui que je chercherai la solution à une équation impossible à résoudre mais.... dans votre ouvrage... ce que j'y ai lu, m'a stupéfiée... ainsi l'on ne se donne pas le temps de regarder, de comprendre... l'on va trop vite. La patience est donc l'art suprême de vivre ! Tout simplement.... Merci Monsieur Georges Réveillac."

Ishtar.

 

 
  Becdanlo et Ishtar.  
 
 
 

22 novembre 2007

 
  >Un lecteur d'Alexandrie a écrit :
 

 

Commentaire de Woland :

"Avant tout, je tiens à dire que je suis très étonnée de voir cet ouvrage classé dans la rubrique "Roman sentimental." Car enfin, même si l'auteur y évoque certainement son propre parcours et le couple qu'il a formé avec son épouse, etc ..., il évoque surtout ses idées personnelles sur l'univers et les différentes sociétés qui peuplent notre planète.

Le style est agréable et correct mais je me pose des questions quant à la construction. J'entends par là que je ne sais vraiment pas si le mélange parcours affectif et professionnel personnel/théories diverses sur l'Homme, la Femme, etc ... est si fonctionnel que ça. Quelqu'un qui a l'habitude de la lecture et qui possède une certaine culture franchira le cap sans dommage. Mais les autres ? ... Ceux qui pensent certainement, au vu de ce titre : "Mon Amour" et de la jaquette qui l'accompagne, qu'ils vont tomber sur, effectivement, un roman sentimental ? ... D'autant que cette "Môhhman", jusque dans son nom, peut évoquer tout bêtement ... la belle-mère qui vient torpiller le ménage idéal. Je crains donc que beaucoup ne sortent de là plutôt déçus et très étonnés.

Les questions que se pose l'auteur et ses théories restent cependant intéressantes. Je suis loin de partager toutes ses conclusions : j'estime notamment que, si les parents et le milieu culturel ont de fait une forte influence sur les enfants et leurs apprentissages scolaires, cela ne diminue en rien celle de l'Education nationale qui, depuis 1968 et avec la mise en place du collège unique sous Giscard (pour ne rien dire de cette "mixité sociale" qui est imposée à certains mais pas aux fils d'une certaine élite bourgeoise), a fait beaucoup plus de mal que de bien.

En outre, je n'ai pas bien saisi le point de vue de l'auteur sur le fait suivant : il est exact que certains enfants (maltraités ou nés dans un milieu hostile à l'intelligence et à l'éducation) font tout pour s'en sortir et y parviennent. Ils le doivent à leur intelligence et à leur amour de l'étude ainsi qu'à leur soif de connaissance. Mais justement, d'où vient cette boulimie de savoir ? Est-elle innée - ce que semble penser Georges Réveillac - ou n'est-elle qu'une conséquence de ce que ces enfants voient autour d'eux ? En principe, les parents restent LA référence de l'enfant ... mais pour certains d'entre eux, ils constituent aussi LA contre-référence par excellence. Ce qui fait que, tout comme on peut devenir délinquant parce qu'on en a assez de ses parents ou de la société, on peut aussi vouloir apprendre et devenir réellement quelqu'un parce que ses parents étaient des imbéciles, des fanatiques religieux, de pauvres minables complètement déjantés (et parfois les trois à la fois.)

Quoi qu'il en soit, l'auteur a au moins eu le mérite non seulement de s'interroger mais aussi d'essayer de sortir de tout cela un système qui tienne la route. Et sans ce mélange fiction autobiographique/essai théorique que j'ai trouvé un peu accablant en l'espèce, j'aurai rehaussé ma note.

Cordialement."

Et voici ma réponse :


Vous me dites, Woland :
« je suis très étonnée de voir cet ouvrage classé dans la rubrique "Roman sentimental."
J’ai demandé une fois à Pascal de mettre mon ouvrage dans la catégorie « roman philosophique ». Il n’a pas bougé et je n’ai pas insisté, sans doute parce que j’obtenais un bon score au nombre de téléchargements. Mais je ne veux pas tromper les lecteurs. Je suppose que la plupart lisent d’abord ma page d’auteur. Pour l’année en cours, les statistiques indiquent.
-Consultation de la page : 735,
-lecture de l’extrait : 219
-tentatives de téléchargement : 110,
-téléchargements réels : 82.
Sur cette page d’auteur, la couleur est clairement annoncée. Je dis qu’il s’agit avant tout d’une théorie philosophique que j’aimerais voir testée. Il y a 117 lignes sur le sujet. Ensuite seulement, je dis que cette théorie est enchâssée dans un roman et, même là, j’y rajoute une louche de philosophie.
Sur mon site perso, je présente ainsi l’ouvrage : « roman d’amour et philosophie ». Je vais demander à Pascal s’il peut faire la même chose sur Alexandrie."

 

 
  Georges Réveillac .  
 
 
 

fin 2007

 
  >Extrait d'un forum sur la sexualité :
 

Voici la façon dont je suis intervenu dans un forum sur la sexualité et ce qui en a résulté.

Georges (en réponse à une intervention) : « Si je comprends bien, depuis cet amour raté, tu as connu d’autres hommes. Il se trouve que j’ai écrit des réflexions sur la différence entre homme et femme pour ce qui concerne le désir et le plaisir d’amour. En gros, l’homme peut prendre du plaisir à baiser. La femme non : pour elle, il faut que l’amour y soit. Est- ce que j’ai raison ? Est-ce que je me trompe ? Je pose la question à toutes les femmes, et si j’ai raconté des bêtises, je corrigerai mon bouquin.
Voici quelques extraits de ce que j’ai écrit à ce sujet. »

Citation :
« ….Car Mômmanh a fait la femme ainsi : elle ne peut connaître l’orgasme si l’amour n’y est pas… »


Citation :
…« - Voyons, Michel ? Ma parole ! Mais tu n’as rien compris à ce que je viens de t’expliquer. Cette ultime extase que les techniciens du sexe nomment « orgasme », cette suprême jouissance, eh bien, nous autres les femmes, nous ne pouvons la connaître que si deux conditions sont remplies : la première est que nous aimions notre amant, la deuxième, que nous croyions en être aimées. Pour nous, les femmes, ce plaisir sans pareil ne peut être que le fruit de l’amour intégral, celui que l’on bâtit à deux ! Et qui fait naître l’irrésistible envie de fusionner.
Tu comprends qu’il est très important pour nous de savoir si notre homme est réellement amoureux !... Dis-moi « hombre », combien d’hommes, combien de séducteurs déguisés en soupirants parviennent à tromper une pauvre amoureuse, lui faisant croire qu’elle est la femme de leur vie, « pour mieux la sauter, mon enfant » !... Savent-ils seulement quel mal ils font, ces voleurs de paradis ? »
Quand cela se produit, la femme dupée a le sentiment d’avoir failli à sa mission : elle a pris du toc pour un vrai diamant. Du coup, elle perd la confiance dans son aptitude à juger les hommes, confiance qu’elle aura beaucoup de peine à regagner. En attendant, le prix qu’elle doit payer, c’est la privation du plaisir d’amour. »…

Caroline : (en réponse à : « En gros, l’homme peut prendre du plaisir à baiser. La femme non : pour elle, il faut que l’amour y soit. Est- ce que j’ai raison ? » )
« C'est faux et archi faux ! oui c'est une bêtise

Je fais partie de ces femmes qui peuvent avoir une relation sexuelle sans sentiment, juste pour le sexe, par amour du sexe, juste pour un soir, ou deux.
J'ai pas besoin d'être amoureuse ou d'aimer (les deux sont carrément différent) pour donner mon corps.

Je ne le fais plus parce que je suis en couple, mais ça m'est arrivé de mouiller toute la soirée pour un gars et que ça se finisse en culbute dans la voiture ou dans les toilettes.

Faut arrêter de prendre les femmes QUE pour des sentimentales.
On peut au même titre que les hommes avoir des pulsions "bestiales" et aller au bout de nos envies. »

Sébastien :
« Je ne suis pas une femme, mais j'ai une réponse à donner. En ce qui me concerne, je n'ai jamais réussi à baiser de façon complètement libérée sans être amoureux. Par contre, j'ai eu de grands moments de baise en étant amoureux (y compris virtuels...).

Ce que tu dis est vrai d'une façon générale, mais cela ne tenant pas à la nature des femmes ni des hommes, mais à des codes culturels transmis de génération en génération, il peut se rencontrer des femmes qui baisent sans amour et des hommes qui ont besoin d'aimer pour baiser. D'ailleurs, aujourd'hui, les choses évoluent. »

Lydie : ben non moi je prends du plaisir à baiser même sans amour, le sexe pour le sexe sans se prendre la tête.
Mais quand y a de l'amour + sexe, c'est encore mieux, ouais je pense, pour tout le monde, homme ou femme. Non?

J'en ai pas aimé beaucoup, moi en tout cas .

Georges : C’est bien ce que j’ai éprouvé. Je pense, j’espère, que c’est pour tout le monde pareil.

Caroline : «
Si on parle d'attirance pour la personne (son charisme etc ...) là n'est plus le sujet !
Mais enfin quoi, vous n’arrivez pas à vous coller dans le crâne qu'une femme puisse donner son corps et son cul à un mec qui lui plait, même s'il est con, méchant etc ? ??
et que ça reste purement sexuel !! ? !!
C'est si dur à comprendre ? »

Georges :
Caroline, comment expliques-tu que les clients de la prostitution soient presque toujours des hommes ? Et comment expliques-tu que des vieux riches ou célèbres (ou les deux) trouvent fréquemment de jeunes femmes à épouser ? Quels sont les clients du marché porno ? Et des sex-shops ?
J'en remets une louche.
On parle des violeurs. Et les violeuses alors ? Où se cachent-elles ?
L'homme doit évacuer son sperme à peu près régulièrement sinon, paraît-il, la capacité d'en produire disparaît. La femme éprouve-t-elle un besoin analogue ? La masturbation est un pis-aller risqué : elle peut se substituer au sain effort qu'il faut faire pour séduire. Eh oui, aussi bien l'homme que la femme doivent se dépasser pour faire des conquêtes et l'humanité ne s'en porte que mieux.
Caroline :
« J'ai vu récemment un émission sur France2 où ils ont abordé le thème de la prostitution, et surtout des clientes, qui sont beaucoup plus nombreuses qu'on ne le croit »
Tu mélanges tout !
Ne viens pas avec tes théories sur le viol, ça n'a carrément rien à voir ! Faut des sentiments maintenant pour violer ou pour se masturber ?


Georges : Sébastien, quelle est en nous la part de nature ? Et quelle est la part de culture ? Il est impossible de distinguer clairement les deux. Tu penses que j’ai décrit des phénomènes culturels. C’est possible. En tout cas, c’est la nature féminine et la nature masculine que j’ai essayé de découvrir.
Les nouveaux rapports à la sexualité et à l’amour ont forcément une part de culturel. Dans leur mouvement de libération, les femmes veulent goûter à tout ce qui leur était interdit jusqu’alors, y compris aller sur les chantiers du bâtiment et faire la guerre. Il est bien naturel qu’elles veuillent expérimenter les formes de sexualité qui étaient autrefois l’apanage des hommes. Certaines expérimentent pour les autres. Après cela, la nature reprendra ses droits : elles garderont ce qui leur a paru bon et elles rejetteront le reste.
La Révolution Française a voulu établir l’égalité entre les hommes. Les meneurs ont voulu goûter à tout ce qui était autrefois réservé aux nobles : le port de l’épée, le duel, les hauts commandements militaires, Avec Napoléon, qu’ils ont plébiscité, ils sont même allés jusqu’à l’absurde : ils ont créé une nouvelle noblesse !... Je pense que l’émancipation féminine suit un processus analogue.

Sébastien : (A propos des violeurs) : « Les abus des femmes prennent d'autres formes. Les pulsions, sexuelles et autres, se retrouvent aussi bien chez les hommes que chez les femmes. Ce qui change, c'est l'éducation, et donc les voies par lesquelles ces pulsions s'expriment. Lorsque l'éducation change, les comportements changent.”
Caroline : (à propos du plaisir féminin qui serait lié à l’amour) :
Pourquoi tu répètes et insistes puisque je te dis que c'est faux.
Et même si je suis la seule au monde, je suis l'exception qui confirme la règle.
Je n'ai pas besoin d'aimer pour prendre du plaisir à baiser.
On m'a souvent dit que je pensais comme un homme ... ça doit être vrai ...
Caroline : (à propos de la pornographie) : Mais là encore c'est une généralité !
Et puis aussi la plupart des femmes n'osent pas et se protègent tout simplement.
Moi j'aime la pornographie et je vais régulièrement dans un sex-shop. Je commande également des sex-toys en ligne et j'ai ma collection de films plus hards les uns que les autres.
Donc tu ne fais que des généralités.
Julie : au fait, il existe bien des hommes qui se prostituent pour des dames: on appelle ça des gigolos....

Une jeune fille : « il m'a gavé... tu veux pas clore ce topic là ou l'envoyer sur Saturne? »
Caroline : « Non, ce topic ne tourne pas mal.
Rien n'est hors charte ....

C'est jsute qu'on n’est pas d'accord et que je te l'accorde, ça ressemble plus à de la masturbation intellectuelle qu'autre chose.

Tu vois Goerges, moi je lui boufferais bien sa petite chatte à Paola, pourtant je ne suis pas amoureuse d'elle, je n'éprouve que de l'amitié et du respect.
Mais ça m'empêche pas d'avoir envie de baiser avec elle (et avec d’autres).

Pfiouuuu des fois faut parler clairement hein au lieu de faire des gros paragraphes que personne ne lit »

Lydie : moi je dis tout pareil, j'aime baiser, faire l'amour aussi mais j'adore ça, et j'aime le porno et on a l'impression vieux Georges que t'y connais pas grand chose aux femmes ou bien tu fréquentes celles d'une autre époque parce que tu es plein de clichés sur la sexualité féminine, complètement à coté de la plaque.


Sébastien :
Georges, tu es un naturaliste, soit. Encore faut-il que tu argumentes ta position. Distinguer entre la nature et la culture n'est pas simple, dans la mesure où l'une et l'autre n'appartiennent pas à des champs de réalité opposés (comme l'opposition âme/corps chez les spiritualistes ou religieux, par exemple). Ce qui est construit culturellement l'est sur la base de ce qui est donné naturellement (comme le féminin et le masculin, qui sont des constructions culturelles anciennes sur la base de la différence anatomique des sexes), et peut devenir comme une nature à force d'être reproduit sans perception de ce que cela a de construit pour les générations qui sont nées dedans (c'est tout le problème de la conscience historique).

Il suffit de faire l'histoire de l'amour pour voir qu'il n'a pas éternellement eu le même sens... De même pour la sexualité...

Georges : Nous sommes des produits de la nature par le processus de la sélection naturelle. Comme chez les autres espèces, la nature a d’abord sélectionné les aptitudes à se reproduire. Dans ce but ; il était bon que le mâle cherche à distribuer au mieux sa semence et que la femelle cherche le meilleur père possible pour engendrer et élever ses enfants, c’est-à-dire un homme qui l’aimait. Et par la suite, la nature a inventé l’amour sans procréation, à moins que ce ne soit totalement culturel, ce qui m’étonnerait beaucoup.
Sébastien : Soyons clair, l'argument de la nature doit être sérieux ou ne pas être. Qu'est-ce que la nature ? L’idée qu'il y a des rapports de causalité nécessaires entre les choses. Autrement dit, ce qui est dans la nature ne peut être autrement. Donc, si la femme devait par nature aimer pour baiser, ce serait vrai de toutes les femmes sans aucune exception (la loi de la chute des corps vaut pour tous les corps sans exception). Comme ce n'est pas le cas, c'est que ce n'est pas dans la nature des femmes. Le fait qu'un phénomène soit général ne dit pas qu'il est naturel, mais dans le cas précis ici, qu'il est culturel.

Sylvia : Georges:

Au niveau de l'évolution humaine, les désirs sexuels sont ancrés dans le cerveau reptilien: vestige de notre ancienne condition animale. C'est à dire que le désir sexuel est dirigé par les hormones, pas par l'amour.
Les animaux ne connaissent pas le sentiment amoureux.
Ils ne connaissent que la pulsion due aux hormones dégagées par les chaleurs des femelles.
C'est pourquoi les femmes comme les hommes peuvent avoir des relations sexuelles sans sentiments. Parce que ça vient du cerveau reptilien (que tous les animaux ont).
Je suis moi aussi une femme qui a couché juste pour le sexe, sans sentiments.
Je suis aujourd'hui mariée, heureuse, fidèle, et amoureuse à en crever.
Mais les pulsions sexuelles n'ont rien à voir avec les sentiments.
C'est pour ça qu'un homme n'a pas besoin d'aimer pour jouir, comme la femme, parce que ce n'est pas la même partie du cerveau qui travaille.

C'est pour ça que, vu que les pulsions sexuelles sont contrôlées par les hormones (oestrogènes et testostérone, que hommes et femmes ont), une femme comme un homme doit les assouvir.
La dernière fois que je suis allée dans mon sex-shop, il y avait (comme d'habitude d'ailleurs), plus de femmes que d'hommes.
C'est aussi pour satisfaire une pulsion animale que je me masturbe souvent.

Aussi, rectification: un homme qui ne jouit pas pendant longtemps, n'a pas de problème au niveau du "stock". Le sperme n'est pas stocké, il se fabrique au fur et à mesure, et se renouvelle constamment.

Georges :
J’ai demandé à Google. Tu as raison. Ce qui risque d’arriver aux hommes qui pratiquent une très longue abstinence (la plupart des prêtres, je suppose), c’est la disparition progressive du désir.
.


Et maintenant, ma réponse à tous.

Vos témoignages et vos réflexions m’ont convaincu : Sébastienl a raison : le comportement féminin dont je parle doit être d’origine culturelle. Le désir suffit pour prendre du plaisir à baiser. Je suppose qu’il ne faut plus dire « faire l’amour » puisqu’il ne s’agit pas d’amour. Il faudra aussi réformer le langage, progressivement.
Non, je ne crois pas être macho, mais j’appartiens à une autre époque.
Je vais donc corriger mon livre. Non, je ne vais pas le jeter. J’y travaille depuis 10 ans : j’aurais mal au cœur. Je le ferai quand même s’il ne contenait que des erreurs. Le point dont nous avons débattu n’est qu’un élément parmi les dizaines d’autres qui sont abordés. Mon livre a un certain succès sur le site d’édition en ligne où il est publié gratuitement. Il y a des éléments positifs dans les critiques que j’ai reçues.
Salut à Caroline pour sa droiture. Salut à Sébastien et à Sylvia pour la qualité de leur réflexion. Vous aurez besoin de ces qualités pour affronter les catastrophes qui menacent
votre génération et les suivantes.

Sylvia : (en réponse aux salutations)
Merci beaucoup.
C'est très gentil.
Mes beaux-parents sont biologistes, donc j'avais des sources sûres. Et c'est un sujet que je connais bien. Pas tout, comme eux, mais je m'informe.
Quant aux catastrophes de la vie, j'en ai déjà eu des aperçus!

Mais, je pense que Lydie, Sébastien, Caroline et les autres ont droit aussi à tes salutations: rien que parce qu'ils ont pris du temps pour te répondre, avec sincérité.

Mais merci encore beaucoup, ça me touche
Sébastien : Toi je t'aime bien

Salutations à toi aussi.

Je n'emploie pas l'expression "faire l'amour" sauf lorsqu'il s'agit effectivement d'amour. Je dis aussi, lorsque je baise et que j'aime, que je baise avec amour.

Georges :
Et maintenant, revenons sur Alexandrie.

« La plupart des femmes n’éprouvent pas de plaisir à baiser si l’amour n’y est pas. » J’ai pris ce phénomène culturel pour un phénomène naturel. Je vais devoir corriger plusieurs passages de mon roman.
Il y a quand même une différence fondamentale de nature entre les sexualités masculine et féminine. L’homme produit du sperme qu’il a besoin d’évacuer, la femme produit des ovules qui peuvent devenir des bébés. Il me paraît impossible que cela n’induise pas des comportements sexuels différents. D’ailleurs, j’ai entendu ceci chez deux des intervenantes : « On me dit que j’ai un comportement d’homme. » C’est pourquoi, visiteurs d’Alexandrie, vos lumières seront les bienvenues.
Ainsi, l’internet m’aura permis d’améliorer la qualité scientifique de mon ouvrage. N’est-ce pas formidable ? J’irai sur les forums soumettre à la critique les autres points douteux de ma théorie. Si je pouvais obtenir autant de résultats que cette fois, ce serait formidable…

(Sur le site Alexandrie Online, personne n’a répondu. Et sur ce Courrier des Lecteurs ? Hein ?..)

Georges, 3 mois plus tard :
J’ai corrigé « Mon Amour » ainsi que « De la Terre Jusqu’au Ciel ». J’ai tenu cet engagement sans peine car j’ai horreur de diffuser des idées fausses. Mais je n’étais pas encore satisfait ; de sérieux doutes subsistaient. Ils sont en bonne voie de dissipation. Voilà :
Premièrement, les jeunes sont en train d’expérimenter de nouvelles formes de sexualité et je suis incapable de dire avec certitude ce qu’il en sortira. Comme d’habitude, l’homme gardera ce qui lui a fait du bien et rejettera le reste. Puis il oubliera ces expériences, ne gardant que les conclusions, à savoir de nouvelles pratiques sexuelles et amoureuses.
Deuxièmement, en prétendant que la femme ne peut connaître l’orgasme sans amour, je n’étais pas sui loin de la vérité.
Pour un homme, il existe des millions et des millions de femmes « baisables », ce qui ne signifie nullement qu’il est prêt à tomber amoureux d’elles. Elles sont comme les prostituées que vont voir ceux qui sont « en manque » : elles conviennent juste pour « tirer un coup ». Que l’une quelconque de ces innombrables « baisables » baisse sa culotte et s’offre au mâle,… (Tu connais la suite). A l’inverse, que le mâle baisse son pantalon et offre son phallus dressé à n’importe laquelle de ces « baisables »,… (Tu connais la suite).
Et s’il advient un jour, révolution sexuelle aidant, que toutes les femmes baisables s’offrent à tous les hommes baisables qu’elles rencontrent, l’humanité passera-t-elle son temps à « baiser » ? Qui gardera les vaches ? Qui pétrira le pain ? Qui fera tourner les usines ? Et l’amour dans cet immense « baisodrome » ?
Alors, reconnaissons qu’il existe plusieurs sortes d’amour. Une femme va éprouver de l’attirance pour un homme parce qu’il est beau, parce qu’il est fort, ou jeune et gentil, ou particulièrement gai, généreux, viril, intelligent, cultivé, amical, élégant, fortuné, célèbre, doué… Pour une ou plusieurs de ces qualités, une femme aura envie d’être aimée par l’homme en question sans nécessairement rêver de faire sa vie avec lui. Ce pourra être pour une seule soirée, une seule nuit, une seule rencontre. On sait quand ça commence, on ne sait pas quand ça finit. Il existe des amours éphémères qui peuvent susciter le désir parfois violent, mais le plus souvent éphémère aussi.
Et l’amour ainsi défini reprend la place où Mômmanh l’a hissé. Le paradis amoureux doit se conquérir, qu’il soit éphémère ou perpétuel. La femme doit séduire l’homme qu’elle convoite. Et si elle réussit, celui-ci devra prouver qu’il est digne de faire l’amour avec la belle.
Comme toujours, c’est Mômmanh qui gagne. En accordant le plaisir d’amour aux plus méritants, elle pousse l’humanité vers le haut.
Voilà, voilà… Il faudra donc que je corrige à nouveau « Mon Amour » ainsi que « De la Terre Jusqu’au Ciel »
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